L’Appel
📬 Numéro #6 — Quand le moment arrive… et que le moment arrive vraiment
Étape : L’Éveil (The Stirring)
💌 Lettre d’ouverture
Cher/chère Soul rider,
Il existe un moment où le bruit du monde ne parvient plus à étouffer le murmure intérieur.
Un moment où le scénario que tu suivais jusque-là devient trop étroit pour l’histoire que tu étais censé vivre.
C’est cela que j’appelle L’Appel.
Dans la structure classique du Voyage du Héros (le monomythe de Joseph Campbell), L’Appel correspond à la deuxième étape, juste après le « monde ordinaire ».
Il n’arrive pas toujours avec fracas ou clarté.
Parfois, c’est un malaise discret, une nostalgie sans objet, une faim pour quelque chose que tu n’arrives pas encore à nommer.
Mais une fois que tu l’as entendu — ou ressenti —
tu ne peux plus faire comme s’il n’existait pas.
Ce numéro parle de ce seuil.
De cet instant où le familier devient trop serré,
et où l’inconnu cesse d’être une option pour devenir une évidence.
Il parle de celles et ceux qui répondent à leur appel,
en quittant d’anciennes tours
ou en allumant de nouveaux feux de camp.
Et il parle de nous, ici, maintenant,
en train de dire oui à la tâche du devenir.
Dans notre manifeste, nous écrivons :
« J’écris pour éveiller le sacré, susciter le désir et élever le quotidien.
Ma voix est un pont entre l’âme et le succès, les racines et les ailes. »
Répondre à L’Appel, c’est tenir cette promesse.
Non pas en théorie, mais dans la pratique.
En s’éloignant quand les anciens récits ne nous vont plus.
En construisant des espaces où les âmes se rassemblent et s’élèvent.
Nous n’avons aucune raison d’être ici sans toi, Soul Rider.
Répondons ensemble…
Avec âme et feu,
— Terod Naej
L’Appel n’est pas un son. C’est un signal. Tu l’as déjà ressenti, sinon tu ne lirais pas ces lignes. Abonne-toi, et répondons-y ensemble, mot après mot, pas après pas, âme à âme.
🎤 Pièce poétique
Quand le moment arrive, nous ne faisons pas qu’entendre : nous brûlons
Quand le temps frappe à la porte, il ne crie pas,
il arrive en silence, profond, sans fracas.
Ce n’est pas un cri, mais une sensation,
quelque chose de réel qu’on ne peut plus ignorer.
Le temps s’installe doucement dans la douleur,
dans tous ces gestes que nous n’avons jamais osé faire.
Ce n’est ni un éclair, ni un combat,
c’est ce regard prolongé, tard dans la nuit.
Le temps se cache dans les chansons qu’on n’oublie pas,
dans les livres qu’on comprend… sans vraiment comprendre.
Il vit dans la brûlure qu’on dissimule,
dans le rêve qui frappe, mais que l’on refuse.
Chaque fois que l’on dit « ça va »,
le temps observe, patient, en file d’attente.
L’Appel ne ressemble pas à ce que l’on imagine,
ce n’est pas un signe, c’est un lien.
Il se glisse dans ce déplacement intérieur,
dans cette traction intime qu’on ne peut fuir.
Le temps brise la coquille que l’on croyait solide,
puis nous montre enfin notre place.
Parfois, il arrive avec la douleur et les larmes,
mais il nous rend aussi le temps perdu.
Et quand il frappe vraiment,
il nous ouvre jusqu’au centre.
Alors, quand le temps touche ta poitrine,
ne poursuis pas le bruit… écoute ce qui reste.
Tous les feux ne viennent pas détruire ;
certains enseignent, d’autres transforment.
De ce que tu étais à ce que tu deviens,
de l’effacement à l’étoile en feu.
📓 Journal et Réflection
Se tenir au seuil
Cela ne commence pas toujours par un choc.
Parfois, L’Appel est discret.
Pas une alarme.
Pas une prophétie.
Juste une pause dans l’âme qui refuse de disparaître.
Tu le ressens quand tu fais défiler le chaos du monde
et que tu te sens à la fois impuissant·e et hanté(e).
Tu le ressens quand quelqu’un dit :
« C’est comme ça. »
et qu’une voix intérieure murmure :
Et si ce n’était pas obligé ?
La vérité, c’est que le monde brûle.
Et tous les feux ne détruisent pas.
Certains invitent.
Certains consument les illusions.
Certains appellent à devenir.
En ce moment même, nos communautés souffrent.
Violence. Silence. Mensonges systémiques. Sécheresse spirituelle.
Et toi… oui, toi;
tu portes peut-être la braise qui éclaire un chemin.
Que faire de ce sentiment ?
Nous revenons à L’Appel :
ton compas en cinq points pour devenir.
🪧 1. Ébranler le système
Quand l’injustice devient normale,
ton art peut la rendre insupportable.
Tu n’as pas besoin de changer le monde en une nuit.
Dis simplement la vérité que d’autres évitent.
Même un murmure, au bon endroit,
peut faire trembler un géant.
« Ne parle pas pour plaire. Parle pour réveiller. »
🗣️ 2. Donner une voix à celles et ceux qu’on a réduits au silence
Ton don n’est peut-être pas seulement pour toi.
Ton histoire est peut-être le pont qu’attend quelqu’un d’autre.
Ton vécu — brut, réel, enraciné —
est le manuel de survie de quelqu’un.
Utilise ta plume comme un mégaphone.
« Écris ce qu’on t’a demandé d’oublier. »
✨ 3. Bâtir des mondes de vérité
Nous n’avons pas seulement besoin de faits.
Nous avons besoin d’avenirs.
Ton imagination est une forme de résistance.
Construis un monde où la dignité gagne.
Même si c’est de la fiction,
rends-le plus vrai que l’actualité.
« Le monde que tu écris pourrait devenir celui que nous habiterons. »
🌱 4. Laisser une trace, forger la maîtrise
Ne te presse pas. Affine.
Ton appel est peut-être d’écrire l’œuvre
qui survivra au bruit.
De devenir si excellent·e
que la médiocrité n’a plus sa place.
Travaille ton art comme si ton âme en dépendait.
Parce que c’est le cas.
« Tu ne crées pas du contenu. Tu construis une architecture sacrée. »
🧠 5. Explorer l’âme et la condition humaine
Le monde oubliera de ressentir.
Pas toi.
Écris ce qui fait mal.
Écris ce qui guérit.
Pose tes questions sur la page,
non pour y répondre,
mais pour les maintenir vivantes.
« Nous devenons humains en laissant de la place à ce que nous ne comprenons pas encore. »
🎧 Écouter en réfléchissant
Soundtrack: The Stirring Playlist 🎵
🌍 « L’Appel » qui a façonné l’Histoire :
5 figures emblématiques qui l’ont entendu et y ont répondu
À travers l’Histoire, certains moments se distinguent par une sensation intérieure profonde, souvent inexplicable : un appel à l’action, au sens, à la transformation.
Qu’il prenne racine dans une révélation spirituelle, un sentiment aigu de justice ou un rêve trop vaste pour être ignoré, cet Appel devient le point de bascule qui façonne non seulement une vie, mais aussi le destin de nations, de cultures et de mouvements entiers.
Voici quelques figures légendaires qui ont vécu cette expérience.
Leurs parcours nous rappellent que L’Appel n’est pas une fiction : il est réel, récurrent, et accessible à celles et ceux qui sont prêts à écouter.
Martin Luther King Jr.
En décembre 1955, une couturière nommée Rosa Parks refuse de céder sa place dans un bus de Montgomery aux USA.
Son geste, silencieux mais ferme, n’est pas qu’un acte de résistance : c’est un signal.
L’arrestation qui s’ensuit déclenche le boycott des bus de Montgomery. Dans l’urgence, les leaders locaux cherchent une voix capable de guider le mouvement.
Ils se tournent vers un jeune pasteur de 26 ans : Martin Luther King Jr.
Pour lui, l’Appel n’est pas seulement politique. Il est spirituel et moral.
Il exige plus qu’une stratégie : une conviction profonde.
Devant des églises bondées et des citoyens épuisés, il ne promet pas une route facile. Il élève leur lutte vers quelque chose de plus grand : la certitude que la justice n’est pas uniquement juridique, mais aussi sacrée.
Il parle d’amour face à la haine.
De non-violence face à la brutalité.
D’un rêve face à des décennies de cauchemars.
Cet Appel ne le quittera jamais.
De Montgomery à Selma, jusqu’à Washington D.C., il le porte dans sa voix, dans ses mots, dans sa présence, jusqu’à son assassinat en 1968.
L’écho de cet Appel continue de traverser l’Histoire tout en nous rappelant que le leadership n’est pas toujours recherché : il est parfois simplement assumé.
Et les Appels les plus puissants… ils naissent de l’alliance entre courage, moral et espérance collective.
Jeanne d’Arc (1412–1431): L’Appel divin de la libération
À seulement 13 ans, une jeune paysanne de Domrémy affirme entendre les voix de saints… Michel, Catherine et Marguerite, l’exhortant à libérer la France de la domination anglaise durant la guerre de Cent Ans.
Son Appel :
Une mission sacrée, malgré son âge, son genre à l’époque et son absence de formation militaire.
Impact :
Jeanne convainc Charles VII de lui confier le commandement des troupes. Elle inspire les soldats et mène à des victoires décisives, notamment la levée du siège d’Orléans.
Exécutée à 19 ans, elle devient martyre, puis est canonisée en 1920.
Frederick Douglass (1818–1895): L’Appel de la liberté et de la voix
Né esclave dans le Maryland, Frederick Douglass apprend en secret à lire et à écrire; un crime pour un homme de sa condition. Le jour où il résiste physiquement à un maître brutal marque son éveil.
Son Appel :
Devenir la voix de celles et ceux que l’on réduit au silence, et révéler au monde la cruauté de l’esclavage.
Impact :
Après s’être échappé, Douglass devient un abolitionniste majeur, écrivain et homme d’État.
Son autobiographie Narrative of the Life of Frederick Douglass secoue la conscience américaine et demeure l’un des témoignages les plus puissants sur la dignité humaine.
Mahatma Gandhi (1869–1948): L’Appel de la résistance non violente
L’Appel de Gandhi ne surgit pas en Inde, mais en Afrique du Sud, lorsqu’il est expulsé d’un train en 1893 pour avoir occupé un compartiment réservé aux Blancs.
Son Appel :
Combattre l’injustice par la désobéissance civile non violente, fondée sur une conviction morale et spirituelle.
Impact :
De retour en Inde, il mène une révolution pacifique qui met fin à plus de 200 ans de domination britannique.
Sa philosophie inspirera des mouvements de libération à travers le monde, notamment Martin Luther King Jr. et Nelson Mandela.
Harriet Tubman (vers 1822–1913): L’Appel à libérer les autres
Née esclave, Harriet Tubman s’échappe en 1849. Mais la liberté ne lui suffit pas : elle ressent un appel divin à retourner sauver les siens.
Son Appel :
Guidée par des visions et une foi inébranlable, risquer sa vie encore et encore.
Impact :
Elle conduit plus de 70 esclaves vers la liberté grâce au réseau clandestin de l’Underground Railroad, puis devient espionne, infirmière et militante pendant la guerre de Sécession.
Elle se battra également pour le droit de vote des femmes jusqu’à la fin de sa vie.
Nelson Mandela (1918–2013): L’Appel de la réconciliation plutôt que de la vengeance
L’éveil politique de Mandela commence tôt, mais son Appel le plus profond mûrit durant ses 27 années de prison, où la colère se transforme en vision.
Son Appel :
Sortir l’Afrique du Sud de l’apartheid, non par la revanche, mais par le pardon et l’unité.
Impact :
À sa libération, il devient le premier président noir du pays et un symbole mondial de résilience, de paix et de leadership moral.
Son choix du pardon ouvre un chemin de guérison pour une nation blessée.
➕ Autres figures marquantes
Mère Teresa (1910–1997) : entend « un appel dans l’Appel » en 1946, l’invitant à quitter son couvent pour vivre parmi les plus pauvres de Calcutta.
Malcolm X (1925–1965) : découvre son Appel en prison, se convertit à l’islam et devient l’une des voix majeures de la libération noire.
Siddhartha Gautama (v. 563–483 av. J.-C.) : quitte son palais après avoir rencontré la maladie, la vieillesse et la mort, et entame sa quête de l’éveil.
Pourquoi « L’Appel » compte encore aujourd’hui
De Moïse à Toussaint Louverture, de Jésus le Christ à toutes ces figures ci-dessus, chacun a répondu à quelque chose de profondément intérieur, souvent dérangeant, exigeant sacrifice, courage et parfois solitude.
Ce qu’ils ont trouvé de l’autre côté n’était pas la gloire, mais l’alignement.
L’Appel ne demande pas la perfection.
Il demande la disponibilité.
« L’éclat d’une étoile n’est que le reflet d’un million d’étincelles qui croient qu’elles comptent. »
Écoute attentivement.
Ton Appel n’est peut-être pas le tonnerre, mais un murmure qui insiste : « Il y a plus. »
Ces récits ne sont pas figés dans le passé.
Ce sont des échos vivants de ce qui devient possible
lorsqu’une seule âme dit oui à quelque chose de plus grand.
Peut-être que ton Appel n’est pas de diriger des nations.
Peut-être est-il de guérir un cœur,
de bâtir un refuge,
ou de dire une vérité courageuse dans un monde saturé de bruit.
Quoi qu’il en soit, tu comptes.
Et ton Appel compte.
📰 L’Appel à s’éloigner : pourquoi des voix quittent les anciennes tours
Dans les couloirs des médias traditionnels, les lumières sont encore allumées; mais pour beaucoup, l’étincelle s’est éteinte.
Certains partent non parce qu’ils ont été réduits au silence, mais parce que l’Appel est devenu plus fort que le salaire.
Katie Couric. Jennifer Rubin. Oliver Darcy.
Tous échangent la sécurité contre la souveraineté, le prestige contre la présence.
Ils quittent les bureaux impeccables pour la page blanche.
Les notes d’éditeurs pour les lettres de lecteurs.
Parfois, l’Appel n’est pas d’aller vers quelque chose de nouveau,
mais de s’éloigner de ce qui ne vibre plus.
Ici, il ne s’agit pas d’annoncer l’actualité en premier.
Il s’agit de posséder sa voix, sans filtre,
et de servir celles et ceux qui en ont réellement besoin.
Pas un tunnel.
Pas une marque.
Un dojo.
Lis-en plus ici: ( AP News)
📰 L’Appel à bâtir : comment l’économie menée par les créateurs change tout
Pendant que beaucoup défilent dans le bruit, une révolution silencieuse est en cours.
Pas dans les conseils d’administration.
Pas dans les tours de diffusion.
Mais dans les nuits d’écriture, les studios improvisés, les tables de cuisine.
C’est l’essor de l’économie des créateurs,
où des plateformes comme Substack ou Patreon offrent ce que les anciens systèmes refusaient :
la propriété de notre travail, de notre audience et de nos revenus.
Ce n’est pas seulement une économie.
C’est une fabrique de culture.
Chaque abonnement est un vote pour une voix indépendante.
Chaque commentaire, un élément de structure.
Chaque partage, une onde qui va plus loin que prévu.
Le XXᵉ siècle appartenait aux tours de diffusion.
Le XXIᵉ appartient aux feux de camp:
des espaces plus petits, plus chauds, plus humains,
où la connexion est la monnaie et la création, une forme de leadership.
Creuses ici: (From Axios Media Trends)
📜 Citation de la semaine
« Il y a deux jours importants dans une vie :
le jour où l’on naît
et le jour où l’on comprend pourquoi. »
— Mark Twain
À retenir :
Le premier jour te donne l’existence.
Le second te donne la direction.
L’Appel, c’est ce deuxième jour.
🔚 Mots de clôture
Toutes les tempêtes ne viennent pas détruire.
Certaines dégagent le chemin.
Si tu te sens perdu·e,
peut-être es-tu simplement appelé(e).
Non pas vers une destination.
Mais vers toi-même.
Ce n’est pas la fin du monde.
C’est la fin du mensonge qui te faisait croire que tu n’étais pas assez puissant(e).
La prochaine fois que le silence te semble lourd,
dis merci.
Il se pourrait que le moment soit venu.
📌 Prochain numéro : Le Refus: Toutes les façons dont j’ai tenté de m’éviter moi-même
D’ici là,
réponds avec audace.
Ou murmure en retour.
Mais réponds.
Le monde attend ta réponse.
Dans le feu et le flux qui nous traverse,
— Terod Naej
Chaque jour que tu attends est un jour où l’histoire reste inexprimée.
L’Appel ne se répète pas indéfiniment. Rejoins les Soul Riders, et commence à bâtir la vie, et la communauté qui ne cesse de t’habiter.








